En 2019, la FFMC 39 fête ses 20 ans

Quelques photos pour évoquer ces 20 ans d’histoire de la FFMC 39

Cette année, la FFMC 39 fête ses 20 ans ! L’étonnante histoire de sa création a été racontée par Voix du Jura (édition du 27 décembre). En voici le texte :

« Vingt ans ! En fêtant en cette fin d’année 2018 son 20e anniversaire, l’antenne jurassienne de la Fédération française des Motards en colère entend plus que jamais porter la voix des usagers des deux et trois roues dans une France qui les prend assez peu en considération…

Flash-back. La FFMC « nationale » est née en février 1980 portée par le regroupement des « motoclubs pirates » (alors en rupture avec la Fédération française de motocycle) unis pour rejeter (entre autres) la vignette moto de Giscard d’Estaing. Pour le gouvernement d’alors, ces « braillards casqués » n’étaient que quantité négligeable. Plus fine mouche, François Mitterrand, candidat à l’élection présidentielle de 1981, leur a promis l’abolition de cette vignette s’il était élu. Il l’a été, le 10 mai 1981, avec les nombreuses voix des motards et a tenu sa promesse : la vignette est passée à la trappe en juin et un délégué interministériel à la sécurité routière a été nommé avec pour mission claire d’inviter la FFMC à la table de négociations lors de la mise en place d’une « commission nationale moto » devant plancher notamment sur la réforme du permis…

« On est parti à 54 membres, ce n’était pas mal ! »

Les motards Jurassiens et leurs moto-clubs ont bien entendu suivi ces combats contre la vignette moto, pour la sécurité routière et la formation, autant de thèmes qui sont encore défendus. Mais c’est par un incroyable concours de circonstances qu’ils vont se retrouver, en novembre 1998, pour créer « la 39 » comme ont dit.

« A l’Union départementale CGT, on était quelques motards avec notamment Michel Faivre-Picon ou Alain Guillot, qui est toujours membre de la FFMC », explique Antoine Staffelli, l’un des piliers du groupe. « On a eu l’idée de fédérer les motards et créer une antenne FFMC, car on voyait que ça roulait bien dans le Jura. On a donc décidé d’organiser une réunion avec les motards qu’on connaissait au Centre social, mais quand je suis allé réserver la salle, la secrétaire m’a dit qu’il y avait déjà une réunion de motards programmée ce jour-là. Sans qu’on se connaisse, ni qu’on se concerte, un autre groupe de motards, autour de Jean-Pierre Comtet, avait eu la même idée. On s’est alors contactés et on a décidé de tenir une réunion commune »

Cette première réunion constitutive de la FFMC 39 s’est déroulée le 30 novembre 1998, mais l’association est officiellement née le 1er janvier 1999. « On devait être une soixantaine, réunis dans la petite salle du bas. Il y avait aussi les motocistes et Alain Ramel, qui représentait officiellement la FFM. C’est lors de cette réunion qu’a été constituée la FFMC 39, avec Jean-Pierre Comtet comme président, Alain Guyot comme vice-président, Annie Germain comme secrétaire et Christiane Tassi comme trésorière. On est parti à 54 membres, ce n’était pas mal ! »

Tout de suite, la FFMC 39 s’est intéressée aux infrastructures. « À l’époque, les barrières de sécurité n’étaient pas doublées dans les virages. Et un jour, il y a eu un accident dans les Monts de Vaux. Un gendarme motocycliste a fait une chute et a eu la jambe sectionnée. On a emmené les élus sur place et à la demande du « Monsieur Moto » de la Préfecture, tous les virages serrés ont été doublés. »

La revendication d’un doublement des barrières de sécurité dans les virages plus ouverts, là ou les motards passent un peu plus vite, reste actuelle. Mais sans effet, malgré des accidents qui occasionnent toujours de graves blessures aux conducteurs de deux-roues.

Déchirement

En 2001, la jeune FFMC 39 va traverser une crise avec le déchirement de deux groupes qui ne poursuivaient visiblement pas le même but entre le ludique et le revendicatif.

Un nouveau bureau est alors nommé à l’issue d’une assemblée générale 2002 « pour le moins compliquée ». Les effectifs ont alors fondu, descendus à 37 membres, mais au moins, les choses sont claires. Et la « 39 » va poursuivre son chemin. « On est resté une trentaine d’adhérents jusqu’en 2009 et ça a commencé à monter en 2010 avec la mise en place des réunions mensuelles, mais aussi la montée en puissance de la politique sécuritaire. On a aussi organisé les Assises nationales de la FFMC dans le Jura, cela a donné une visibilité au mouvement. En 2012, on a commencé à l’année à 88 et on l’a terminée à 135. »

Equilibre

En 2017, la FFMC 39 a atteint les 206 adhérents. Ce chiffre devrait être à peu près égalé en 2018, dépassé, même, en comptant les assurés de la Mutuelle des Motards, membres de droit (cependant sans droit de vote) de la FFMC. « Mais ce n’est pas suffisant », conclut Antoine Staffelli. « On estime qu’il y aurait 2 500 à 2 600 motards dans le Jura pour 3 400 motos immatriculées. Pour peser réellement, on devrait être 500 membres ! »

Vingt ans après sa création, la FFMC 39 reste mobilisée pour une réelle sécurité routière et la prise en compte des motards dans les plans gouvernementaux, plutôt que la multiplication des radars et l’abaissement de la vitesse à 80 km/h. En effectuant des mesures des ralentisseurs dans les communes, en se déplaçant sur les lieux des accidents, en incitant les motards à poursuivre leur formation après l’obtention de leur permis, elle oeuvre dans le sens d’une route partagée. Sans oublier les moments de retrouvailles et de convivialité à l’occasion de manifestations plus ludiques : rallye annuel, voyages, défilés de Noël ou repas…

De la première fête de la moto aux manifestations contre le 80 km/h et la signalisation des points noirs sur nos routes, depuis 20 ans, la FFMC 39 défend et représente les motards du Jura. »

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